Un seul mail a un impact quasi nul. Mais c'est l'accumulation de milliards d'emails inutilement stockés qui interroge.
Envoyer un mail ne coûte presque rien. Résultat : c'est devenu un réflexe. Mais c'est l'accumulation qui interroge.
360 milliards d'e-mails sont envoyés chaque jour. En hypothèse prudente, supposons que seulement 10% ne sont jamais supprimés : cela représente 36 milliards d'e-mails par jour qui s'accumulent.
En volume de données :
105 GWh/an
rien que pour le stockage des emails inutiles
Les serveurs fonctionnent 24h/24, 7j/7, même quand un mail n'est jamais consulté. Stocker des données a un coût énergétique constant.
3 millions de To (avec réplication x3) x 35 kWh = 105 GWh par an, rien que pour le stockage des emails inutiles.
d'heures de TV (téléviseur 100W)
de recharges de smartphone
à 12 000 serveurs de datacenter tournant en permanence
de CO₂ selon le mix électrique européen 295g CO₂/kWh — AIE 2023
de CO₂ selon le mix électrique américain 386g CO₂/kWh — EPA 2023
panneaux solaires de 500W installés en Normandie 500 kWh/an/panneau — PVGIS
Attention : ces chiffres sont des estimations basées sur des hypothèses prudentes. Ils ne concernent que le stockage des emails inutiles d'une seule année — et s'accumulent d'année en année. L'impact total du numérique est bien plus large.
Chaque serveur, chaque disque dur nécessite des matériaux dont l'extraction est énergivore et polluante.
Acier, aluminium, cuivre, silicium
Composants et boîtiers de serveurs
Lithium, cobalt, tantale, terres rares
Or, argent, palladium
L'extraction de ces matériaux engendre la déforestation, la pollution des sols et des eaux, et des conditions de travail souvent inhumaines.